Üzeyir Lokman Çayci

MON PROFESSEUR

Les vieux enfants
Au bout de l’insensibilité
Sont ton œuvre…
Ils se tiennent aux crochets
De l’égoïsme
Une génération disparaît
En descendant sans cesse plus bas…

A chaque mouvement de bord
Des vues qui produisent la révolte
Les puces accouchent des dragons
Sous un établi à peine couvert
Le mois de septembre dans leurs yeux
Est un amoncellement de haines
Un foyer pour opportunistes
Un abri anéantissant l’amour
Et…
Un appui
De confiance
Dont l’arrière est un ravin…

Mon professeur
Avant que ne sèche
La source des valeurs…
Approche-toi des vaisseaux capillaires
De la jeunesse…

Approche-toi
Avant qu’une sensibilité éteinte
Ne soit dispersée par le temps.

Je sais
Il y a deux mains à ton col…
Tu n’es pas libre dans ton for intérieur
Pendant que demain souffrant tombe devant toi…

Les évènements à ta droite,
Les secrets qui t’ébranlent à ta gauche
La source des soucis
Ce sont les lendemains
Qui grandissent en toi…
Tes œuvres, mon professeur
Ne voient pas que toi
Ils ne se voient pas
Eux-mêmes…!

Traduit par Yakup Yurt